Mon blocage | Mille Aime

Quand vous rencontrez quelqu’un pour la première fois et que vient le moment de parler de votre vie, racontez-vous les histoires les plus gênantes ? Généralement non. On essaie de donner une belle image de soi. On garde pour soi les détails les plus intimes, les épreuves difficiles qu’on a dû surmonter jusqu’à ce qu’on ait suffisamment confiance en la personne pour s’ouvrir. On a tous notre vraie histoire, celle que l’on n’ose pas vraiment révéler au grand jour. Celle qui n’appartient qu’à nous.

Que l’on se connaisse déjà ou pas, je fais le choix de vous faire confiance et de vous raconter la mienne. Peut-être que cela vous aidera à me raconter honnêtement la vôtre. Peut-être que cela vous encouragera à vous lancer sur ce chemin de libération personnelle. Peut-être pas. Je n’ai aucune certitude. Ce que je sais, c’est que je tente le coup car je sais que mon message ira exactement là où il doit aller.

DESCRIPTION DE LA SITUATION

Depuis que je suis petite, je suis sujette aux boutons de fièvre. Vous savez, l’herpès buccal. Le truc dont tu as honte, qui dégoute tout le monde, qui est contagieux et qui te donne envie de rester caché(e) chez toi le temps qu’il disparaisse… Les miens n’étaient pas petits. Ils prenaient à chaque fois une envergure phénoménale. J’avais la lèvre ou le nez qui triplait de volume et j’étais défigurée pendant 2 semaines. En plus, ça faisait super mal ! C’était vraiment l’horreur. J’ai essayé toutes les méthodes possibles : l’homéopathie, la phytothérapie, les huiles essentielles, les patchs, les glaçons, la chaleur du fer à lisser et j’en passe. Rien n’y faisait. Ils venaient et restaient le temps qu’ils voulaient. Et moi pendant ce temps… Je ne m’aimais pas.

IDENTIFICATION DES DÉCLENCHEURS

Avant mes 18 ans, l’herpès (appelons-le par son vrai nom) surgissait surtout après une contrariété ou un stress. En y repensant maintenant, je pense qu’il se déclenchait à chaque fois que je me mettais la pression pour être parfaite et plaire à mes parents. Il fallait que je sois première à l’école car c’était ce qu’ils attendaient de moi. Si j’étais deuxième, je m’en voulais. C’était donc le stress au quotidien ! Bref. Entre 18 ans et 24 ans, c’est-à-dire dès que j’ai commencé à m’intéresser vraiment aux relations sentimentales (et donc sexuelles), je me suis rendue compte d’un truc. A chaque fois que je rencontrais un nouveau garçon et que je le voyais précisément deux fois, bim, herpès. Deux rendez-vous et hop, c’était la catastrophe. En gros, dès qu’une relation pouvait devenir potentiellement sérieuse, mon corps réagissait et déclenchait ce vilain énorme herpès.

COMPRÉHENSION DE LA MALADIE

Si vous ne vous êtes pas encore intéressé(e) au sens de la mal-a-dit (maladie), voici une courte explication. Chaque symptôme physique est un message qui nous est envoyé pour que nous prenions conscience d’un blocage à libérer. Faites le test si vous n’en êtes pas convaincu(e). Interrogez Google en tapant votre maladie ou l’endroit où se loge votre douleur + psychosomatique ou libération émotionnelle. Si vous ne vous faites pas trop d’illusions, vous verrez assez facilement le lien entre ce que vous vivez et le message…

En ce qui concerne mon herpès, voilà le message qu’il me transmettait à chaque fois : colère refoulée, frustration, dégoût en lien avec les lèvres ou ce que l’on embrasse, vouloir éloigner quelqu’un. (Comme par hasard…)

Attention : Les informations présentées dans le paragraphe ci-dessus sont destinées à vous informer. Elles ne sauraient en aucun cas se substituer à un avis médical, un traitement ou un diagnostic fait par un professionnel de la santé.

IDENTIFICATION DES BLESSURES

Clairement, j’avais un blocage avec les hommes. Mais pas que en fait ; car l’herpès était déjà présent avant le début de ma vie sentimentale. J’avais donc un blocage avec les bisous et les marques d’affection en général. Je voulais éloigner les personnes autour de moi donc je déclenchais un herpès. Super ! Mais pourquoi est-ce que je voulais tant repousser les autres ? Là, je me suis mise à m’intéresser aux blessures de l’âme. J’ai identifié ma principale : blessure de rejet. En faisant le lien entre tous les éléments que j’avais en ma possession, j’en suis arrivée à cette conclusion : je cherchais à rejeter les gens avant qu’ils ne le fassent. Mais pourquoi avais-je donc cette pensée ?!

RECONNEXION AVEC SON ENFANT INTÉRIEUR

Pour comprendre ce que mon enfant intérieur a pu ressentir, j’ai dû m’imaginer revivre la scène. En l’imaginant, j’ai eu la surprise de sentir monter en moi de nombreuses émotions désagréables : gigantesque colère d’être seule et de ne pas avoir de câlins, énorme tristesse et déception, grand sentiment de solitude et, bien évidemment, sentiment de rejet. A cet âge, mon enfant intérieur n’avait pas du tout la capacité de discerner le juste de l’injuste, il en a donc conclu la chose suivante : « Je suis seule, personne ne me fait de câlins, je n’ai de contact avec personne, mes parents sont absents, naître c’est nul, c’est triste, personne ne m’aime ! Personne ne s’occupe de moi, personne ne me donne d’amour alors que j’en veux, je suis très en colère, je suis furieuse. Qu’ai-je fait pour qu’on me rejette comme ça ? C’est forcément de ma faute. Je ne mérite pas d’être aimée. Je ne serai jamais aimée. Je me sens rejetée donc je vais rejeter tout le monde pour me venger. J’ai la rage et je vais le faire savoir ! »

PARALLÈLE AVEC SA VIE PASSÉE

C’est donc avec toutes ces certitudes et ces émotions que j’ai grandi. Tout cela s’est inscrit au plus profond de moi, dans chacune de mes cellules. Tout ce bagage négatif me poursuivait depuis des années. Il faisait partie de mon pilotage automatique. Comme je n’en avais pas conscience, je subissais son contrôle à chaque fois que l’on s’approchait de mon intimité. Inconsciemment, c’était normal que je maintienne les autres à une certaine distance de moi car ma première expérience de vie a consisté à être seule dans un bocal. Cela m’a également permis de comprendre pourquoi je renvoyais, malgré moi, une apparence froide et distante. Cette attitude m’ayant été souvent reprochée par ma famille ainsi qu’au début de ma vie professionnelle. Pourquoi malgré moi ? Car au fond, ce n’était pas qui j’étais vraiment. Je rêvais de douceur, de câlins, d’affection, etc. Cela me blessait donc énormément à chaque fois que j’entendais ces remarques. Mais j’ai compris que j’étais la seule responsable. A cause de mon pilotage automatique lié aux blessures de mon enfant intérieur, je passais à côté de ce que je voulais vraiment au fond de moi.

En plus, lors de mon enfance, je n’ai pas vraiment connu la chaleur maternelle et paternelle. Et oui, mes parents évoluaient avec leurs propres blocages. Chacun d’entre eux ayant hérité des programmes négatifs de ses parents qui avaient eux-mêmes hérité des programmes négatifs des leurs (et ainsi de suite). C’est ce qu’on appelle les mémoires ancestrales, les mémoires de lignées familiales. On se retrouve aujourd’hui avec les bagages de notre lignée maternelle et de notre lignée paternelle. En gros, si toutes les femmes du côté de votre mère détestent (ou détestaient) les hommes, il y a de fortes chances que ce soit aussi votre cas, inconsciemment. Vous vous demandez donc peut-être pourquoi vous êtes toujours célibataire ? C’est en partie à cause de vos mémoires ! Bref. Sachez que si vous commencez à vous libérer de vos mémoires, cela a un impact positif sur toutes les personnes de vos lignées supérieures (parents, grand-parents, etc.). En revanche, toute mémoire non libérée avant la naissance d’un enfant lui est transmise. Surtout à l’aîné(e). Et j’étais l’aînée ! Il y avait donc de fortes chances que je reproduise le même schéma que mes parents si je n’entamais pas un processus de pardon et de libération. Et comme je ne voulais pas revivre le même type de situation avec mes enfants, je me suis lancée !

PROCESSUS D'ACCEPTATION ET DE LIBÉRATION

Pour réussir à s’aimer, il faut apprendre à se connaître… Prendre conscience de son histoire, de ses blessures, de ses croyances et de ses mémoires est la première partie du travail. Quand on arrive à ce stade, on a fait la moitié du chemin. La moitié la plus compliquée à mon avis ; car il faut récupérer les informations et les relier ensemble. Il est toutefois possible de se libérer sans connaître précisément toute son histoire ! J’étais curieuse et j’avais des parents réceptifs. J’ai donc pu aller très loin dans ma quête. Mais il est possible de ne pas creuser si profondément.

Reprenons. Sur le coup, mon mental d’adulte comprenait très bien que mes parents m’avaient désirée et qu’ils avaient été très tristes de ne pas avoir pu être avec moi dans mes premiers jours. Je comprenais que tout ce qui m’était arrivé était indépendant de leur volonté. Mais mon enfant intérieur ne décolérait pas. Il n’arrivait pas à accepter ça. Il était très borné. Et au niveau émotionnel, c’était un peu le chaos à l’intérieur de moi. Malgré ma compréhension, je ressentais toujours la colère monstrueuse de mon enfant intérieur. Il en voulait à ses parents, j’en voulais donc à mes parents. J’avais beau essayer de le résonner, il n’acceptait pas.

C’est à force de persévérance, de réconfort et d’amour que j’ai pu lui faire entendre raison. Il a accepté de lâcher-prise sur sa colère et cela m’a permis d’initier le processus de pardon et de libération. C’est souvent cette étape qui requiert de l’aide. On a beau avoir conscience de ses blessures, de ses problèmes, on ne sait pas comment faire pour s’en détacher. Pour ma part, j’ai utilisé tout un tas de méthodes que je suis en mesure de vous proposer maintenant. Concrètement, je n’ai jamais autant pleuré et tapé dans un oreiller de ma vie. J’ai laissé s’évacuer toute la colère, toute la tristesse, toute la haine au fur et à mesure qu’elles se présentaient. Ça m’a pris plusieurs mois. Mais petit à petit, je m’allégeais.

GUÉRISON

Finalement, mon enfant intérieur a compris et a réussi à pardonner à ses parents, j’ai donc réussi à pardonner à mes parents. Notre relation s’est considérablement améliorée. C’est quelque chose que j’aurais difficilement envisagé il y a quelques années. Mais ce n’est pas tout ! Après avoir fait ce travail, j’ai rencontré un nouvel homme. Et devinez quoi… je n’ai pas eu de bouton de fièvre après le deuxième rendez-vous ! J’avais entendu le message. Je l’avais décodé, accepté et libéré. C’en était fini ! Byebye l’herpès !

MAIS...

Techniquement, ce n’est pas tout. Je n’ai pas juste réussi à me libérer de mes boutons de fièvre. J’ai réussi à me libérer d’un cercle vicieux beaucoup plus profond. Celui où j’étais incapable d’avoir une relation sentimentale durable et saine. Vous savez, le type de relation où l’on rencontre la famille de l’autre. Avant ce travail, j’attirais toujours le même type d’hommes. Sauf un. L’exception qui confirme la règle. L’exception que j’ai bien évidemment rejetée. J’enchaînais les partenaires et souvent, je n’avais plus de nouvelles ou il y avait tromperie de leur part. Je ne recevais jamais de cadeaux d’anniversaire ou de petites attentions. Je n’ai jamais fêté de Saint Valentin comme j’en rêve. Soit je consommais, soit les relations n’aboutissaient jamais comme je l’espérais. A force, mes amis avaient l’habitude. C’était toujours la même histoire qui se répétait ! C’est cette malheureuse constatation qui m’a poussée à me lancer dans ce travail de connaissance de soi et de libération. C’était mon propre objectif personnel principal. Bref. Après ce travail, j’ai reçu un cadeau d’anniversaire de la part d’un partenaire pour la première fois de ma vie ! J’ai même vécu pour la première fois avec quelqu’un. J’avais bien la preuve que j’étais passée au niveau supérieur !

Et vous ?

Blocages, croyances, mémoires, programmes négatifs… De quoi avez-vous envie de vous séparer ? Quelles blessures avez-vous envie de guérir pour vous libérer ?

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